Blog – L’esprit du lieu

Vestiges, artéfacts, ruines, stigmates, résidus, présences, friches. Dans les entreprises de construction, on parlera peut-être plutôt « d’existant » quand la formule à la mode des écoles d’architecture est « le déjà-là ». Mais expression pour moi assez peu évocatrice d’hommes et d’histoires.

Qu’est-ce que le déjà là, un morceau de mur, un bâtiment ? Comment considérer la valeur de l’existant ? S’agit-il d’une époque en particulier, de la portée historique de la chose, de sa dimension physique ou métaphysique, de ses qualités architecturales ou esthétiques, de ses possibilités d’ancrage avec le présent ? Ou bien peut-être tout cela à la fois ?   

Sans jamais véritablement définir ou hiérarchiser tout ce que comporte l’existant. Nous parlons ici d’une certaine idée de l’existant. Evidemment pas au sens de « Tout ce qui existe » comme si rien ne devait jamais changer après le fait « d’être », mais plutôt au sens de ce qui transmet une certaine force métaphysique. Comme si un élément matériel ayant résisté au temps, à la force des événements qui l’on traversés gagnerait alors et de manière inversement proportionnelle à son état une sorte de pouvoir émotionnel et sensoriel. Et cela, bien au-delà de l’aspect purement mémoriel de l’existant.

« Les paysages et les lieux conservent des souvenirs, ils gardent les traces d’une vie qui a disparu depuis longtemps. Ces traces me fascinent parce qu’elles sont réelles, uniques, toujours authentiques. »

Peter Zumthor


A notre sujet

En trois générations, l’entreprise BURIN-PENET s’est forgée de solides convictions. Matériaux locaux, rapport direct au territoire d’intervention, limitation de notre empreinte carbone, une certaine idée de l’architecture en somme, découvrez ici les thèmes qui nous animent.

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